L’école des Mini-garous

A partir de 7 ans • Dans les tréfonds de la forêt sombre, là où la lumière du jour ne pénètre jamais, se trouve une école hors du commun. L’école des mini-garous. Elle accueille tous les enfants mordus par une bestiole un soir de pleine lune et qui, abandonnés par leurs parents, ont besoin d’aide pour maîtriser leurs transformations intempestives. Pas uniquement en loups-garous, non ça serait trop simple. Contrairement à ce qu’on pense, il existe toutes sortes de garous: on ne choisit pas par quoi on se fait mordre les soirs de pleine lune. Il y a un lynx garou, un ours-garou, un renard-garou, un loup-garou (of course!) et puis il y a aussi quelques phénomènes moins impressionnants, comme Béa, Franz et Pavel, qui se transforment respectivement en chaton, en poussin et… en poulpe-garou. Mwoui… Évidemment, ces trois-là sont les moins bons élèves, les souffre-douleur de Mr Broclan, leur maître et fondateur de cette école de la dernière chance, et des autres élèves aux transformations plus prestigieuses. Alors quand les têtes de classe les mettent au défi d’aller espionner Mr Broclan dans sa tanière au fond des bois pour percer son mystère et savoir enfin à quoi il ressemble quand il n’est pas garou, les trois cancres acceptent le challenge et se lancent dans l’aventure.

Transformations foireuses

On avait déjà parlé de Julien Hervieux, ici chez Culturekids, avec Orage, petit seigneur des ténèbres. Il aime décidément les petites bestioles paranormales et a un don particulier pour les rendre attachantes et leur offrir un contre-emploi toujours plus surprenant.
Les amusants dessins aquarellés et tout biscornus de l’illustratrice collent parfaitement à cet univers de bestioles improbables. Elle parvient à les rendre à la fois trop mignonnes pour faire peur, et un peu décalées. Elles nous font bien rire avec leurs transformations foireuses. J’ai un faible pour le poulpe…!

Les morales de l’histoire (parce qu’il y en a plusieurs) sont clairement énoncées par Béa elle-même dans les dernières pages: c’est parce qu’on a ri de Broclan qu’il est devenu méchant, il ne faut donc pas se moquer des autres. Mais également que les enfants méchants ne naissent pas méchants et qu’un gentil petit enfant sommeille au fond de chaque petite brute.
Parmi les autres leçons à tirer de l’histoire, retenons que ça n’est pas parce que qu’un élève n’est pas bon dans un domaine qu’il est mauvais partout, et peut importe si on ne rentre pas dans le moule, on peut toujours se trouver des copains.
Bref, de jolis messages discrets passent, l’air de rien, dans cette petite histoire mignonnette. Tous peuvent concerner les enfants de l’âge du lecteur, en particulier par rapport aux situation qu’il peut rencontrer dans son quotidien à l’école.
L’histoire peut être lue seule à partir du CE1 ou par les parents à partir de 6 ans.

Qui a testé?

Krakotte à 7 ans. Nous l’avons lu à deux voix et elle a adoré les trois petits personnages qui se transforment en bestioles vraiment pas terrifiantes pour deux sous.

Les images

La fiche

Auteur: Julien Hervieux

Illustratrice: Juliette Lagrange

Editeur: Poulpe fiction

Prix: 6,50 euros

Points forts

Graphisme 100%
Histoire 100%
Pédagogie 80%
Ludique 100%