Les aventures d’Anouk et Benji: un cheval si génial

A partir de 8 ans • Anouk est en vacances à Deauville chez son cousin Enzo avec son chien Benji. Le père d’Enzo est éleveur de chevaux. Cette année, à la vente des Yearlings, il compte bien récupérer une petite fortune en vendant Little Prince, un jeune cheval. Enzo est désespéré. C’est son cheval préféré et il n’a pas envie de s’en séparer. Lorsque le grand jour de la vente arrive, rien ne se passe comme prévu. Au moment de la présentation de Little Prince, une panne d’électricité plonge la salle des ventes dans le noir. Quand la lumière revient, le cheval a disparu. Que s’est-il passé? Qui a volé Little Prince? Anouk, Benji et Enzo suivent les pistes que le chien leur propose.

Plongée dans le monde équestre

C’est un petit roman policier bien rythmé avec une histoire haletante et des personnages sympathiques. Il rentre dans la série des aventures d’Anouk et Benji. Le lien entre les enfants et les animaux est encore une fois très présent: Anouk et son fidèle husky Benji et bien sûr Enzo avec son cheval préféré. L’intrigue est simple et efficace et nombreuses sont les fausses pistes: de quoi tenir les petits lecteurs en haleine.
C’est Anouk, une enfant donc, qui raconte l’aventure, ce qui permet aux petits lecteurs de s’identifier à elle et d’adhérer dès les premières lignes.

La lecture doit être un minimum maîtrisée parce qu’on retrouve tout de même un certain nombre de mots de vocabulaire soit un peu soutenus (pour des enfants), soit très imagés, voire familiers. Par exemple: « binocles » pour lunettes, « équidé » pour cheval, « mes méninges phosphorent » pour « je réfléchis vite », « doggy » pour « chien », « vitupérer » pour « râler ». Proposer du vocabulaire différent pour enrichir le langage des enfants est une excellente chose mais si c’est trop dense, ça devient opaque et difficile d’accès pour les jeunes lecteurs qui ont déjà pas mal de boulot avec l’acquisition des techniques de lecture.
Il est proposé pour les 7-10 ans, mais je le trouve bien trop difficile pour des 7 ans qui débutent la lecture. En lecture seul, je le conseillerais plutôt à partir de 9 ans et 8 s’il est lu par les parents, pour que ceux-ci expliquent les mots et expressions au fur et à mesure.

En revanche, les expressions imagées et pleines d’animaux de l’oncle Baltazar sont très drôles et pour la plupart tout à fait compréhensibles. Elles initient, mine de rien, les enfants à trois grandes formes de figure de style: les métaphores, les personnifications et les comparaisons.
Le roman est illustré par de nombreux dessins de tous formats, de la pleine page au cartouche, ce qui rythme et allège la lecture et aide les enfants à assimiler l’histoire.
C’est donc un très bon premier petit roman illustré, qui prend place dans le monde équestre, pourvu qu’on s’accroche au vocabulaire un peu ardu.

Qui a testé?

Krakotte à 6 ans. Elle ne maitrise pas suffisamment la lecture donc je lui ai lu. Beaucoup de pauses pour expliquer le vocabulaire.

Les images

La fiche

Auteur: Mymi Doinet

Illustrateur: Glen Chapron

Editeur: Nathan

Prix: 6,20 euros

Points forts

Graphisme 90%
Histoire 90%
Pédagogie 70%
Ludique 90%