Amélia Fang Tome 2: Les seigneurs licornes

A partir de 10 ans • Précédemment dans Amélia Fang et le bal barbare
Aidée par Florence et Grimaldi, ses deux meilleurs amis, Amélia était parvenue à récupérer Trouille, sa citrouille de compagnie, kidnappée par l’insupportable gamin pourri-gâté, Tangine. Mi fée-mi vampire, il est le fils du Roi Vladimir, qui règne sur le royaume des ténèbres. A l’issue de cette aventure, Amélia avait compris que l’attitude détestable de Tangine venait en partie l’état d’abattement dans lequel était son père depuis la disparition mystérieuse de la fée Beausoleil, l’amour de sa vie.

Dans ce second tome, le grand cœur de notre petite vampirette va la pousser à proposer son aide à Tangine pour retrouver sa mère. On repart donc à l’aventure avec la petite équipe composée d’Amélia, Trouille, Grimaldi le petit faucheur en cours d’apprentissage, et Florence la yéti (ne pas l’appeler « monstre », surtout pas…). Cette fois, Vladimir se joint à eux. Le point de départ de leurs recherches est une sorte de carte que possède la père de Tangine et qui les mènera sur le chemin de Pailletteville, là où toutes les créatures de lumière semblent converger et où Beausoleil a sans doute été emportée.
Entre un Puits à Vœux du Bonheur mal embouché qui prend Florence en grippe, un Arc-en-Ciel-Express à bord duquel lequel il n’est pas simple de monter, une brume du sommeil à l’odeur sucrée écœurante et des déguisements de licorne très approximatifs portés par nos amis, le chemin jusqu’à Pailletteville se sera pas de tout repos. Cette ville, gérée par de très protecteurs Seigneurs licornes à la crinière flamboyante, réserve elle aussi bien des surprises. Entre des spectacles d’anges-chatons à collerette et des tartes à la crème d’amour, Amélia et son étrange équipe vont peu à peu réaliser que la réalité de Pailletteville et des Seigneurs licornes est tout autre.

Des licornes pas si brillantes

On est ravis de retrouver Amélia et sa petite équipe improbable, et de repartir à l’aventure avec eux. Les personnages sont toujours aussi monstrueusement mignons et même attachants (moi aussi je veux une citrouille de compagnie) et aucun ne fait véritablement peur (au contraire), donc le livre est accessible à tous les enfants, même les plus sensibles.

Cette fois-ci, l’autrice pousse son concept encore un peu plus loin. Non seulement elle ne propose pas une héroïne classique (Amélia est une vampire), mais cette fois, les méchants sont même carrément des personnages habituellement féériques et gentils: les licornes. Le contre-point de prendre ces personnages adulés par beaucoup de petites filles pour en faire des être vils, sournois, menteurs et maléfiques est juste parfait. Et tellement drôle!

En plus d’avoir su créer un univers avec ses codes et ses expressions, et un humour bien à elle, Laura Ellen Anderson est également l’auteure des illustrations. Ca impose le respect. Les personnages sont tellement expressifs et drôles, la petite Trouille est tellement adorable et Florence, la grande « monstre »… heu… Yeti pardon, tellement tordante: c’est une réussite totale. Nombreuses et aux formats très variés, ces illustrations en noir et blanc allègent le récit qui déjà s’avale facilement, tant il est fluide et divertissant.
A mi-chemin entre la famille Adams et un peu d’Harry Potter (pour la création de l’univers original), ce second tome est aussi sympa que le premier. Un tome 3 est sorti à l’étranger… on l’attend!

Qui a testé?

La cousine S. à 10 ans. Elle avait déjà adoré le premier volume et attend maintenant le suite.

Les images

La fiche

Autrice et illustratrice:
Laura Ellen Anderson

Editeur:
Casterman

Prix: 10,90 euros

Points forts

Graphisme 100%
Histoire 100%
Pédagogie 80%
Ludique 100%